SIGB

Si je dois me réinformatiser, quels sont les éléments qui permettront de ménager l’avenir ?

  • Veiller à ce que le système gère des notices d’autorité correspondant aux les points d’accès contrôlés
    Pour la définition d’une notice d’autorité, voir : http://www.bnf.fr/fr/professionnels/autorites_bnf/s.autorite_bnf_presentation_statistiques.html
  • Veiller à ce que le système gère les liens entre notices biblio et notices d’autorité (gestion des points d’accès), entre notices bibliographiques (liens entre monographies et collections, entre périodiques), liens entre notices d’autorité (entre œuvres, etc.)
  • Veiller à ce que le système soit capable de gérer des identifiants URI
  • Veiller à ce que le système gère les liens en utilisant les identifiants et non par chaîne de caractères d’un point d’accès
  • Veiller à ce que le système utilise les identifiants internationaux normalisés en plus des identifiants locaux, lorsqu’ils sont univoques :
    exemples : ISSN – ISNI – ISTC
    exception : ISBN (pas univoque)
  • Veiller à ce que le système soit paramétrable pour permettre de suivre les évolutions d’UNIMARC (notamment en vue de la FRBRisation des données) : création de nouvelles zones (points d’accès, liens, données codées)

Dans la procédure d’import de notices, veiller à ce que le système soit capable :

  • d’analyser un jeu d’identifiants (001, 003, 035) pour s’assurer d’une bonne synchronisation des données (mise à jour sans création de doublons ,ni fusion abusive de notices) : avoir plusieurs clés de contrôle pour l’import de notices ; en cas de doute, créer un fichier de candidats-doublons à arbitrer par le catalogueur/gestionnaire de base
  • de détecter des identifiants en double dans la base (prévenir la création de doublons)
  • d’importer et stocker tous les éléments de la notice récupérée, même s’ils ne sont pas exploités dans l’immédiat : identifiants, données codées, etc. ; pas obligatoirement affichés pour le public.

En catalogage courant, veiller à ce que le système soit capable :

  • de gérer les informations codées et les contrôler par des tables (codes de langue, codes de fonction, etc.)
  • d’interroger et d’exploiter des référentiels externes (norme ISO 639-2, etc.) pour gérer automatiquement les évolutions dans les codes.

Avoir la possibilité d’établir des liens directs entre les exemplaires et les notices d’autorité (personnes, collectivités) cf anciens possesseurs

Garder les identifiants des notices dans les systèmes des agences bibliographiques nationales (BnF, SUDOC), car c’est la clé pour bénéficier de la FRBRisation effectuée dans leurs catalogues.

Quel sera l’impact sur les SIGB ? Comment vont-ils s'adapter au modèle FRBR ?

L’adoption de RDA dans les pays anglo-saxons devrait pousser les éditeurs de SIGB à évoluer vers des solutions orientées « FRBR » (cf. VTLS, Ex-libris) Mais il y a, à l’heure actuelle, peu de visibilité sur les projets et les futurs produits. L'abandon annoncé de MARC et l'utilisation des nouveaux langages du Web (RDF) pèsera aussi sur les choix des éditeurs ; par ailleurs, les données gérées par les bibliothèques  pourraient également intéresser des entreprises spécialisées dans le Web sémantique. A suivre également le projet en cours de SGB mutualisé initié par l’ABES, SGB nouvelle génération, fondé sur le "cloud computing" et la gestion de bases de connaissances (Pour en savoir plus, consulter le blog de l’Abes dédié à ce projet : http://sgbm.abes.fr/).

Est-ce le moment de se ré-informatiser ?

Si c’est possible d’attendre, c’est mieux car il n’y a pas encore de visibilité sur les modèles de structuration des données qui seront utilisés en France et sur les solutions techniques de nouvelle génération. De nouvelles sociétés émergent avec des projets utilisant les technologies du Web sémantique. Pour l’actualité sur l’évolution des systèmes, voir le site de la FULBI (http://www.fulbi.fr/).

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